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Bigue bopp nommée Directrice de publication du quotidien l'enquête

es femmes journalistes à la tête de quotidien d’informations sont très rares. Imaginez qu’elles sont motivées et travailleuses mais plus on monte dans la hiérarchie médiatique, moins on en trouve. C’est donc une véritable consécration pour les femmes journalistes que Bigue Bopp , Bijou pour les intimes , journaliste et féministe après plusieurs années en tant que rédactrice en chef du quotidien l’enquête en devienne la Directrice de publication. Chapeau chère consœur. Allons à sa découverte.

12 juillet 2024 à 15:42 | Par JaabuTv

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Bonjour, qui est Bigue Bob?

Bigué Bob est une jeune dame d’une trentaine d’années, mère d’une merveilleuse petite fille. J’ai eu un bac littéraire au lycée John Fitzgerald Kennedy. Je suis titulaire d’une licence en journalisme, d’un master en communication. Aujourd’hui, je fais un autre master en communication-médias au Cesti.

 

Pouvez-vous revenir sur votre parcours en tant que journaliste ?

Après ma première année d’études de journalisme, j’ai fait un stage à la radio SenInfo qui n’existe plus aujourd’hui. J’y ai passé trois mois avant de retourner à l’école pour faire la deuxième année. La radio est mon premier amour. J’ai toujours, depuis toute petite, voulu devenir journaliste. Je n’ai jamais eu de penchant pour la presse écrite. En plus d’aimer le métier, mon entourage trouvait que j’avais la voix pour la radio. J’étais convaincue que j’y trouverai mon bonheur. J’ai aimé mon passage à SenInfo et j’ai beaucoup appris aux côtés de Sacou Faye et Samba Ndiaye. En deuxième année, bizarrement je n’ai déposé de demande nulle part. Pourquoi, je ne saurai vous le dire. Mais heureusement, parce qu’informé de mes journées de farniente, le défunt Jean Meissa Diop m’a invitée à rejoindre Walf Grand Place. Ma première expérience en presse écrite. Ce grand monsieur m’a tout appris dans ce métier. Je lui dois énormément. Au départ, je devais faire un stage de trois mois à Walf, j’y ai finalement passé un an six mois. J’ai fait un bref passage à Pressafrik avant d’aller à L’Obs. J’y ai passé trois mois avant de poser mes baluchons en décembre 2011 à Nettali avant de rejoindre l’équipe du journal, qui était à ses débuts, en 2011. J’ai signé dans le numéro zéro du journal et depuis je suis là-bas.

 

Vous étiez l’une des rares femmes rédactrices en chef de quotidien aujourd’hui vous êtes promue directrice de publication du quotidien l’enquête comment vivez vous cette consécration ?

Je vis cette consécration avec beaucoup de gratitude. Je la considère comme  une reconnaissance non seulement de mon travail et de mon engagement, mais aussi de la contribution des nombreuses femmes journalistes qui se battent tous les jours pour briser le plafond de verre. Cette promotion est une étape importante dans ma carrière, et je suis consciente de la responsabilité qui l'accompagne. Elle me pousse à redoubler d'efforts.

 

Être l'une des rares femmes à occuper ce poste renforce également ma détermination à encourager et à soutenir davantage de femmes dans notre métier. J’espère inspirer d'autres femmes à poursuivre leurs ambitions  dans la presse.

 

 

 

Vous êtes aussi féministe et critique de cinéma très engagée sur les questions de femmes à votre avis que signifie votre nomination pour les femmes sénégalaises ?

Je pense que cette nomination peut être vue ou considérée comme un symbole fort. Elle montre que, malgré les obstacles et les défis persistants, il est possible pour les femmes d'atteindre des postes de leadership dans des domaines traditionnellement dominés par les hommes. Elle prouve, selon moi, que la persévérance, le talent et le dévouement peuvent briser les barrières de genre. Le plafond de verre peut être brisé.

Par ailleurs, j’estime que ma nomination peut-être une opportunité, aussi minime soit-elle, de promouvoir des récits diversifiés et inclusifs à EnQuête. Je suis convaincue que lorsque les femmes sont bien représentées aux postes de décision, cela peut influencer positivement la manière dont les histoires sont racontées et perçues.

 

 

Le quotidien c’est beaucoup de contraintes, comment alliez vous votre vie professionnelle et familiale ?

Il est vrai que travailler dans un quotidien, surtout en tant que directrice de publication, implique de nombreuses contraintes et responsabilités surtout avec les heures tardives du bouclage. Mais, j'ai appris à trouver un équilibre entre ma vie professionnelle et ma vie familiale.  Il faut une organisation rigoureuse pour y arriver et avoir un entourage qui comprend les exigences de notre métier. En outre, il faut savoir déléguer lorsque cela est possible. C’est ainsi qu’on peut consacrer du temps à sa famille sans négliger ses obligations professionnelles.

J’ai la chance de pouvoir compter sur une équipe très compétente. Donc, je peux déléguer tant que c’est possible.

 

Un mot à l'endroit des femmes journalistes qui ont beaucoup de mal à émerger et à occuper des positions décisionnelles au sein des médias?

 

Croyez en vos capacités et prenez des initiatives pour atteindre vos objectifs, quelle que soit la nature des obstacles que vous pouvez rencontrer. Le chemin peut sembler semé d'embûches, mais chaque défi surmonté est une victoire qui pave la voie pour les générations futures. Votre voix compte et votre travail a de la valeur.

 

 

 

Le mot de la fin?

Je tiens à dire merci à un homme qui n’a eu de cesse de me dire que je pouvais y arriver. Il a été le premier à me confier des responsabilités dans une rédaction. Merci Mamoudou Wane. Il a cru en mon talent et mes capacités. Il m’a fait confiance sans réserve pour chaque poste occupé à EnQuête.

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