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VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

Trop de cas de féminicides au pays de la Téranga !

 

05 octobre 2023 à 15:21 | Par JaabuTv

JaabuTv article

En jetant un regard dans le rétroviseur, l’on se rend compte que les chiffres des victimes de violences conjugales mortelles révèlent un taux explosif du côté des femmes. Ces dernières paient un lourd tribut avec ce fléau qui déstructure des familles entières.   

 

 

Dans les violences basées sur le genre, les féminicides sont en pleine croissance. Le Sénégal n’est pas épargné. On dénombre des cas de féminicides à la pelle. La dernière en date est relative à cette tragédie conjugale qui a secoué le quartier de Sicap Liberté 5. S. S a été sauvagement battue puis étranglée à mort par son mari, mécanicien de son état. Le Quotidien Les Echos, qui informait de ce drame, expliquait que tout serait parti d’une altercation dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 septembre 2022 entre la dame et son époux. Le couple vivait dans un appartement pris en location dans un immeuble à Liberté 5. Certes, l’on ignorait le mobile du crime, mais, selon certaines indiscrétions, après avoir tué sa femme par strangulation, le mari a appelé ses deux amis pour leur expliquer les détails de l’homicide. Ensemble, ils décidèrent d’étouffer l’affaire. Un des amis appellera les parents de la victime, domiciliés à Pikine Icotaf Cité 1, pour leur faire croire que leur fille est morte en tombant suite à une glissade sur les carreaux de l’appartement. Après examen du corps, les agents découvrent des traces de violence sur le corps de la femme et du sang.  Ils cuisinent les deux amis ainsi que le mari, qui change de version, et parle de suicide par pendaison.

L’année 2022 avait également démarré de la plus mauvaise des manières pour les femmes de ce pays. En mars 2022, Abass Sow tente d’égorger sa deuxième épouse au prétexte qu’elle avait refusé de rejoindre le domicile conjugal et ne qu’elle ne voudrait pas d’enfant avec lui. Elle est sauvée de justesse par les voisins. Quelques jours plus tard, le pays sombre dans une gueule de bois mémorable après la découverte du corps de l’étudiante Seynabou Kâ Diallo, portée disparue quelques jours plus tôt. Son copain finira par avouer le meurtre. Il a étranglé la jeune fille avant de glisser son corps dans une valise qu’il ira jeter à quelques kilomètres de l’université Gaston Berger de Saint-Louis. En mai de la même année, ce sont des malfaiteurs qui s’attaquent à Marième War, une dame de 60 ans, violée puis tuée à Tivaouane Peulh. 

Même hors du pays, les femmes sénégalaises ne connaissent pas de répit. A Casablanca, où elle vivait avec son mari, Fatoumata Baldé a été tuée froidement par ce dernier devant son enfant. Toujours en mai de cette même année, le meurtre de Kiné Gaye, poignardée à de nombreuses reprises, plonge l’opinion dans l’émoi. Mais, dans cette histoire, la vindicte populaire s’était très vite, détournée de Khassim Bâ, l’assassin désigné, pour cibler l’épouse de ce dernier. En effet, le meurtrier justifiera son acte odieux par le désir d’offrir à son épouse un baptême royal. 

En juillet 2022, c’est à Touba que la jeune Ndèye Diop est découverte morte, son corps glissé dans un fût. Abdourahmane Mbacké, son assassin, l’a d’abord poignardée avant de l’étrangler pour éviter que la grossesse dont il est l’auteur, ne soit rendue publique. Mais, le père de la victime décide finalement de ne pas porter plainte. Même si, cela n’éteint pas l’action publique, le geste aura choqué l’opinion. 

Et la semaine dernière, ce fut la ronde macabre des Unes de journaux avec le dernier cas du genre, Oumar Sano qui a tenté d’éventrer sa femme parce qu’elle aurait demandé le divorce. 

 

La demande de divorce, l’affront suprême

Ces cas de féminicides ont également été notés à l’intérieur du pays. A Matam, Une femme de 19 ans a été tuée par balle par son mari, âgé de 26 ans pour avoir demandé le divorce. L’époux était fou de rage lorsque sa femme, partie prendre part à une cérémonie religieuse, est rentrée tardivement. A leur arrivée, expliquait le Commandant de la gendarmerie de Ourossogui, ils ont trouvé une femme gisant dans une mare de sang. Le mari cultivateur O. Barro a tiré une balle à la tête de sa femme. D’après les premiers éléments de l’enquête, le mari a tout simplement tué sa femme au motif que cette dernière lui avait demandé le divorce. L’épouse était décidée à quitter le domicile conjugal, et s’affairer autour de ses bagages. Piqué au vif, O. Barro a confié avoir tout fait pour la retenir. Et c’est face à la détermination de son épouse, a-t-il confié, qu’il s’est saisi de son arme pour ouvrir le feu sur elle. Atteinte à la tête, S. Barro est décédée sur le coup. A noter que la victime, parente de son mari et bourreau, a été donnée en mariage à l’âge de 15 ans. 

Le meurtrier, après son forfait, avait pris la fuite. Mais, il sera vite rattrapé par les pandores. Idem au niveau du  département de Linguère où une femme du nom de Aïssata Kâ, âgée de 37 ans, a été mortellement battue par son époux, selon le quotidien Libération. L’époux l’a frappée durement au cou et sur la tête. Aïssata Kâ sera évacuée à l’hôpital où elle finira par rendre l’âme. La défunte laissait ainsi derrière elle trois enfants.

Samba FAYE

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