JaabuTv est sur :

SENSIBILISATION SUR LA SANTE DE LA REPRODUCTION

Le Sénégal fait focus sur la zone Sud et Sud-Est

 

Le Projet d’amélioration de la santé et du bien-être des femmes et des adolescentes dans les régions du Sud et du Sud-Est du pays a été officiellement lancé en 2018 à Kolda. Il concerne les trois régions de la Casamance naturelle (Ziguinchor, Kolda, Sédhiou) et l’ancien Sénégal oriental (Tambacounda et Kédougou).

25 janvier 2024 à 08:01 | Par JaabuTv

JaabuTv article

Grâce à son plan stratégique intégré de la santé de la reproduction, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent (2016-2020), le Sénégal place les populations adolescent.es et jeunes au  cœur de ses priorités stratégiques. Le pays accorde une attention particulière aux vulnérabilités plus spécifiques des jeunes filles et adolescentes. Il rappelle les efforts à mener pour intensifier la communication et le plaidoyer en faveur de la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et des adolescents.

L’Agence française de développement (Afd) soutient la politique sanitaire du secteur de la santé au Sénégal depuis 2013, particulièrement dans le domaine de la santé maternelle et infantile. Ce financement complète les interventions en cours en accordant une place centrale à la réduction des inégalités de genre et à la mobilisation sociale et politique en faveur des droits et santé sexuels et reproductifs grâce au renforcement de capacités des organisations de la société civile.

Le projet vise à améliorer l’accès aux droits et santé sexuels et reproductifs des adolescents et jeunes, en particulier les jeunes filles, jeunes femmes et jeunes vulnérables. Il poursuit les objectifs visant à élargir et améliorer l’offre en matière de santé sexuelle et reproductive grâce à des stratégies innovantes et adaptées au contexte et au public, à travers le renforcement de compétences des professionnel.les de santé et la mobilisation communautaire ; améliorer les connaissances et aptitudes des adolescent.es, des jeunes hommes et femmes en matière de droits et santé sexuels et reproductifs pour renforcer leur pouvoir de décision et diminuer les inégalités. L’autre but majeur poursuivi est aussi de contribuer au renforcement d’un environnement social et légal favorable, aux niveaux local et national, à travers des actions de sensibilisation et de plaidoyer auprès des acteurs-clés (personnel soignant, enseignants, journalistes, jeunes leaders) et la production de connaissances.

Quelque 632 mille jeunes, âgés de 10 à 24 ans dans 20 communes, sont ciblés dans les régions de Sédhiou et Thiès. Mieux, un personnel de 1852 professionnels de santé et agents communautaires dans les structures de santé des zones d’intervention devrait être impliqué.

Le projet vise également l’ensemble des acteurs de l’environnement familial, éducatif, communautaire et social.

 

Quatre décès maternels enregistrés par jour

Le Projet d’amélioration de la santé et du bien-être des femmes et des adolescentes dans les régions du Sud et du Sud-Est du pays a été officiellement lancé le 13 juillet 2018 à Kolda. Il concerne les trois régions de la Casamance naturelle (Ziguinchor, Kolda, Sédhiou) et l’ancien Sénégal oriental (Tambacounda et Kédougou).

Le nombre de femmes qui meurent à la suite des complications liées à la grossesse et à l’accouchement a nettement diminué au cours des dernières années au Sénégal où quatre décès maternels sont encore enregistrés par jour. C’est, du moins, ce qu’avait déclaré, le 13 juillet 2018, à Kolda, Cécile Compaoré Zoungrana, représentante-résidente du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) au Sénégal, lors de la cérémonie de clôture de l’atelier d’élaboration des Plans de travail annuels (Pta) 2018. Cette cérémonie avait coïncidé avec le lancement officiel du projet «Améliorer la santé et le bien-être des femmes et des adolescentes de la zone Sud et Sud-Est du Sénégal» qui regroupe les régions de Kolda, Sédhiou, Ziguinchor, Tambacounda et Kédougou.

Ce projet de 8,5 milliards de FCfa, financé par le gouvernement canadien à travers l’Unfpa, pour la période 2018-2021, visait à améliorer la santé sexuelle et reproductive d’environ 600 mille femmes, dont 320 mille adolescentes dans ces cinq régions. «Le choix de ces cinq régions du Sud du Sénégal se justifie par le fait qu’elles font partie des zones les plus défavorisées en termes de santé de la reproduction, de santé néonatale, de santé infantile et de santé des adolescentes. Les données de l’Eds continue montrent que les indicateurs dans ces régions figurent parmi les plus faibles au monde et au Sénégal», avait indiqué Mme Zoungrana. Elle avait cité notamment le cas de Kolda où le taux des mutilations génitales des jeunes filles de moins de 15 ans est de 45% contre une moyenne nationale de 14% environ. Le projet veut inverser la tendance en investissant dans le plateau technique, à travers l’achat d’équipements sanitaires, et la logistique afin d’améliorer la qualité de l’offre et de la demande des services de santé dans ces régions.

Le représentant de l’ambassadeur du Canada au Sénégal, Barnabé Ndarishikanye, s’était dit honoré de participer à cette rencontre. «Nous sommes convaincus que, quand les femmes et les adolescentes ont accès à la santé sexuelle et reproductive, elles peuvent étudier plus longtemps, avoir de meilleurs revenus et contribuer au développement de leur société», avait-il mentionné. Le diplomate n’avait pas manqué de rappeler les nombreux projets financés par le gouvernement canadien dans cette partie Sud et Sud-Est du pays. Parmi ces derniers, il avait cité le Padec, le Pinkk et la fourniture de manuels et guides scolaires pour l’amélioration de la qualité de l’éducation de base.

0 Commentaires