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Mame Diarra Bousso, femme aux multiples vertus.

Sokhna Mame Diarra Bousso (1833-1866), est la mère de Cheikh Ahmadou Bamba, un chef religieux musulman qui n’est autre que le fondateur du Mouridisme, une des confréries qui existent au Sénégal.

25 janvier 2024 à 07:24 | Par JaabuTv

JaabuTv article

 

 

SA BIOGRAPHIE :

Née en 1833(l’an 1250 de l’Hégire) à Golléré dans le Fouta, Mariama Bousso, de son vrai nom, est la fille du Serigne Mouhamadou Bousso et de Sokhna Asta Walô Mbacké. Son père serait un descendant de Sayyidina Hassan, petit-fils direct du Prophète Mouhamed(Psl). Mariama Bousso est la troisième épouse du marabout Mame Mor Anta Sali Mbacké. De cette union, naîtront quatre enfants que sont Serigne Mame Mor Diarra, Cheikh Ahmadou Bamba, Serigne Habîboullahi et Sokhna Faty, rappelée à Dieu, dès sa plus tendre enfance. On attribue aux fils de Mariama Bousso des œuvres extraordinaires : le fils aîné, Serigne Mame Mor Diarra prierait, cent rakkas chaque nuit, Serigne Habîboullahi aurait un rang élevé auprès de Dieu. S’agissant de Cheikh Ahmadou Bamba, il est le fondateur de la confrérie mouride.

Mame Diarra Bousso ou « Sokhna » Mame Diarra Bousso a eu une vie très remplie du point de vue religieuse, sociale... Son nom est souvent précédé de « Sokhna » qui est un nom donné à la fille ou à la femme d’un marabout ou d’une personnalité religieuse. De manière générale, cet appellatif, qui est l’équivalent de « Madame », est utilisé pour s’adresser à une femme d’un certain âge. C’est un signe de respect.

SES ŒUVRES :

Sous la tutelle de sa mère et de ses parents des côtés maternel et paternel, Mame Diarra Bousso a étudié le Livre Sacré qu’elle écrivait alors de mémoire. En effet, elle a mémorisé le Coran à l’âge de 10 ans. Dès ses19 ans, elle a bouclé sa formation en sciences religieuses dont la théologie ou encore la jurisprudence. Pour certaines versions, elle aurait écrit plus d’une quarantaine d’exemplaire du Coran pour et plus d’une soixantaine pour d’autres versions. Très pratiquante, elle ne manquait pas à ses devoirs de musulmane tels que la prière ou encore la pratique du jeûne. Par ailleurs, en dehors de ces actes obligatoires, elle s’adonnait souvent aux prières ou jeûnes surérogatoires et venait toujours aux secours des démunis. Femme au foyer s’attelant aux travaux domestiques, elle trouvait du temps pour elle (quête du savoir), pour ses enfants (éducation sociale et religieuse) mais aussi pour les autres.

Elle est rappelée à Dieu en 1865 (l’an 1283 de l’Hégire) dans la cité de Porokhane, situé dans la région de Kaolack. D’ailleurs, une commémoration, un « magal » annuel, comme celui de Touba, lui est dédiée. Ce magal, il faut le préciser, attire des centaines de milliers de personne, chaque année et il est le seul pèlerinage, au Sénégal, qui soit consacré à une femme.

Mame Diarra Bousso n’a vécu que 33 ans mais elle a eu une vie bien remplie. Ces 33 années lui ont permis d’accomplir de grandes œuvres et de s’appliquer dans une quête fervente du savoir. Cela dit, pour certaines personnes ces 33 années sont hautement symboliques. En effet, le nombre 33 est représentatif en islam car les gens du paradis sont censés être éternellement âgés de 33 ans. Par ailleurs, dans d’autres religions comme le christianisme, par exemple, ce nombre est également emblématique : la mort de Jésus Christ, sa résurrection et son ascension ont eu lieu à son trente-troisième anniversaire.

ANECDOCTES :

Il est rapporté beaucoup d’anecdotes sur la vie de Sokhna Mame Diarra Bousso, dont celles-ci :  

Le puits de Porokhane : un jour sur demande de Serigne Mbacké Mor qui voulait de l’eau pour faire ses ablutions, Mame Diarra Bousso saisit la bouilloire et se précipita au puits où elle ne trouva aucun moyen de puiser l’eau. Pressée de rendre service à son époux, elle se serait précipitée à l’intérieur du puits. Lorsque les secours sont venus pour la sortir du puits, non seulement ils la trouvèrent indemne mais aussi, elle tenait à la main, la bouilloire remplie d’eau.

La nuit à la belle étoile : Une nuit, suite à un vent violent, un pan de la palissade de leur foyer était tombé. Mame Mor Anta Saly avait demandé alors à son épouse, Mame Diarra Bousso, de lui tenir le pan qui était tombé le temps qu’il aille chercher de quoi l’attacher. Entre temps, la pluie survint et son époux se réfugia dans sa chambre, pensant que son Mame Diarra avait fait pareil. Mais, celle-ci était restée sous la pluie jusqu’à l’aube parce qu’elle n’avait pas reçu l’ordre de lâcher.

Serigne Moussa Kâ raconte qu’un jour Mame Diarra Bousso est allée jusqu’à mettre ses bracelets en gage auprès d’une femme qui avait l’habitude de lui fournir du lait caillé. Ce geste est mû par son désir de satisfaire son époux à qui elle servait quotidiennement du lait.

POSTÉRITÉ :

Mame Diarra est un prénom donné à bien des filles au Sénégal.

Une fondation portant son nom a été créée en 1998 par Serigne Moustapha Bachir. La Fondation « Mame Diarra Bousso » reconnue d’utilité publique par décret présidentiel (n° 2006-847 du 27 février 2006) vise à mieux organiser et préserver l’héritage de la mère du fondateur du mouridisme. Cette fondation en question a pu mettre sur pied :

-La résidence « Maam Jaara » à Porokhane destinée aux les hôtes de la famille de Khadimou Rassoul et à l’hébergement des pèlerins qui viennent à Porokhane.

-La construction du centre de formation religieuse « Daaray Maam Jaara » réservée aux « Mame Diarra », c’est-à-dire aux jeunes filles qui portent ce nom.

À Porokhane, il y a le mausolée et le puits de Mame Diarra Bousso qui figurent sur la liste des sites" et monuments historiques classés au Sénégal. Ils sont au centre de l’attention des pèlerins qui, munis de bouteille, constituent une file afin de recueillir de cette boisson précieuse. L’eau de ce puits est considérée comme bénite

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5 Commentaires

crx

25 janvier 2024, à 09:56

Machallah

25 janvier 2024, à 11:56

Masha Allah je suis très fière et contente de toi je te souhaite bonne continuation ma chère le meilleur reste à venir

25 janvier 2024, à 12:43

Macha Allah grande sœur le meilleur reste à venir incha Allah

25 janvier 2024, à 18:05

Manchalla diabou♥️ tres beau travail à encourager

Korka Sall

25 janvier 2024, à 18:20

Merci beaucoup Jaabutv pour ce contenu enrichissant! Bonne continuation.